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Violent Cases de Neil Gaiman et Dave McKean, Au Diable Vauvert
 

Souvenir d'enfance

Dans son introduction, Neil Gaiman parle de son travail en ces termes, un comics pour les gens qui ne lisent pas de comics. Sans super héros, sans science fiction, sans aucun élément rattaché directement à un genre populaire. On comprend mieux la démarche adoptée par le scénariste et son dessinateur, l’originalité d’une intrigue que l’on peut difficilement résumer.

Disons que Neil Gaiman et Dave McKean mettent en scène un jeune homme, peut être Gaiman lui même, qui se remémore de vagues souvenirs d’enfance. Son père avait pris l'habitude de l’emmener se faire masser l’épaule chez un vieil ostéopathe qui en son temps travaillait pour Al Capone. Dès lors, Violent Cases mélange adroitement les souvenirs d’enfance avec l’imagerie du crime organisé et des règlements de comptes, des souvenirs qui sont peut être fantasmés par le héros du recueil.

Dave McKean livre un travail remarquable au niveau des formes et des surimpressions mais surtout au niveau des couleurs, habile mélange de vignettes bleutées et de cases sombres liées à l’épopée sanglante d’Al Capone. On ne peut finalement regretter qu’une chose. Que Gaiman et McKean n’aient pas pu développer un peu plus cet univers si singulier avec d’autres souvenirs. Violent Cases ne fera pas date dans l’histoire du Comic book mais pour les lecteurs curieux, il s’agit sans aucun doute d’une lecture à ne pas manquer.

Eidtions Au Diable Vauvert, 48 pages, 17.5 euros
J.H.D. 

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