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Alors que l'heure des bilans de fin d'année arrive, trois grandes tendances du cinéma semblent se dessiner à l'horizon :

Born in the USA

Premièrement, et cet événement est passé relativement inaperçu dans nos contrées, les majors hollywoodiennes ont entamé un processus de restructuration avec la disparition, au moins partielle, des majors indépendantes. Ainsi, au rachat de MGM par un consortium d'investisseurs mené par Sony, il faut ajouter l'introduction en bourse de la branche animation de DreamWorks. Même si la courte histoire de DreamWorks a été couronnée de quelques beaux succès commerciaux (dont les deux Shrek) en dépit de lourds échecs (les plus douloureux dans le domaine de l'animation traditionnelle, remember La route d'Eldorado), Jeffrey Katzenberg a obtenu de ses associés l'introduction en bourse de la division animation du studio afin d'augmenter ses capacités de financement et de pouvoir lutter à armes égales avec Disney (comprendre : signer un lucratif accord de partenariat avec les studios Pixar).
Spielberg a obtenu, après de longues négociations, de préserver l'indépendance de la division "cinéma traditionnel". Mais pour combien de temps ?
L'absurde fuite en avant du cinéma américain n'a sans doute pas fini de faire des victimes. Ce n'est sûrement pas le Cinéma qui en sortira vainqueur.

Alors la France ?

Le deuxième fait marquant est la lamentable confirmation que le cinéma français contemporain est incapable d'opérer sa mue et de produire un cinéma de genre grand public de qualité.
Après les naufrages artistiques de Vidocq, Belphégor et consorts, le cinéma français a décidé de s'attaquer à . Le piètre résultat final nous démontre d'une manière éclatante que non seulement le public français n'est plus dupe mais encore que les producteurs français font énormément de mal à notre cinéma en attirant à leurs blockbusters la majorité des ressources financières disponibles en France (et encore le président de Warner France a manqué de se faire étriller pour avoir financé Un long dimanche de fiançailles... On croit rêver!) et en ne laissant qu'une portion congrue aux films de moyenne envergure. Alors que ces blockbusters devraient irriguer en argent frais tout le système, en réalité, la faible qualité des films produits et le faible nombre de spectateurs concernés seraient plutôt de nature à remettre en cause la pérennité du système français actuel. En effet cette hyper-spécialisation du cinéma français dans les films à grands spectacles extrêmement coûteux et dans les premiers films de jeunes réalisateurs pourrait bien se retourner contre un système qui a précisément pour but d'empêcher notre cinéma de se faire croquer par son homologue américain.

A l'Est du nouveau

Quelle solution pour le cinéma mondial, vous demanderez-vous ?
Le salut semble bien venir d'Asie et c'est là le troisième fait marquant de ces dernières années, encore confirmé par 2004. Le cinéma asiatique se voit adouber désormais tant par la critique (cf les prix spécial du jury reçu par l'excellent Old Boy au dernier festival de Cannes et l'Ours d'argent reçu par Kim Ki-duk pour son Samaria) que par le public (Hero de Zhang Yimou en tête deux semaines de suite au box office américain).
Plus que le cinéma japonais, habitué des rendez-vous internationaux, c'est la vitalité et l'imaginativité du cinéma coréen qui surprend. N'ayant pas peur d'affronter des thèmes difficiles (l'inceste pour Old Boy, la prostitution des adolescentes pour Samaria), le cinéma coréen est en train de réussir ce que le cinéma français est incapable de réaliser, pour un marché intérieur légèrement plus petit : concilier sujets personnels et films de genre, mettre d'accord la critique et les spectateurs.
Plus qu'un exemple, c'est un modèle à suivre.

Notre sélection

1  Le Mécano de la Général (reprise)
2  Infernal Affairs
=  Old Boy
4  Collateral
5  Clean
=  Hellboy
6  Adieu
7  The Village

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