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Log
"Every Time A Bell Rings An Angel Gets His Wings"
(Bad Taste/United Musics Company)

Quatuor suédois formé en 1995, et composé de Mattias Friberg (voix et guitare), Mathias Oldén (basse), Jens Hellgren (guitare) et Kristofer Rönström (batterie), Log livre enfin son premier album après plusieurs démos encensées par les radios et magazines suédois. Une première écoute rapide laisse planer les fantômes de nombreux groupes lo-fi anglais ou américains, les mélodies étant basées essentiellement sur la répétition en croches de quelques accords et arpèges sur les 2-3 mêmes gammes mineures. Mais notamment grâce à la voix vulnérable de Mattias Friberg (par ailleurs auteur et compositeur de tous les morceaux), Log évite bien des travers de certaines formations post-rock instrumentales, souvent suiveuses et peu novatrices.
Tout commence par "In Cold Blood", folk langoureux, plaintif et atmosphérique, tout en slide-guitar éthérée. Vient ensuite "Yellow lights mean slow down, not speed up", avec ses arpèges à la Patrick Phelan, qui tourne un peu au rock FM vers la fin avec un solo de guitare un peu douteux. "The Passage", ou la douce complainte du post-rockeur binaire. On passera ici "Note on bathroom mirror" pourtant assez entêtant et mélodieusement accrocheur pour s'attarder un peu sur "Music for Filghtrecorders" (musique pour boîtes noires), morceau instrumental en deux parties, la première qui diffuse de façon quasi-métronomique deux motifs de notes qui se courent l'un après l'autre, créant un effet hypnotique entêtant qui fait rocker le buste de l'auditeur (dans le sens rocking-chair); la deuxième partie, où l'on croit entendre son propre cœur battre, achève de vous envoûter sur fond de peinture sonore minimale à la ponctuation rythmique sporadique. Le court mais excitant "Lookalike", à base de trémolos de guitare et de vibraphone subtil, pourrait bien être le titre ambassadeur de Log sur les ondes radios. Leur penchant country-folk transpire sur "The Bastard have landed", avant de laisser la place à l'excellent "Ghosts". Les trois derniers titres que sont "Off the Ground", "Every Streetlight a reminder" et "The Hour We Knew Nothing" développent des influences indie-rock plus classiques mais loin d'être déshonorantes.
Au final, on pourrait rapprocher cet album des réalisations de Jason Molina de Songs:Ohia ou bien encore de The Notwist du récent Neon Golden sans les expérimentations électroniques. La musique de Log, tourmentée mais apaisante, mélancolique sans être misérabiliste, prouve encore une fois, après Sondre Lerche, St Thomas ou Röyksopp, que le folk moderne scandinave a décidément bien des charmes.

www.badtasterecords.se/ pour plus d'infos et "Yellow lights mean slow down, not speed up" en mp3 à télécharger gratuitement
RedApple
(redapple [AT] purjus [POINT] net [*]) 

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