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The Walkmen
"Everyone Who Pretended To Like Me Is Gone"
(Talitres/Pop Lane)

1997, Jonathan Fire*Eater est lâché par Dreamworks après un deuxième album incompris. Heureusement Paul Maroon (guitares), Matt Barick (batterie) et Walter Marton (orgue électrique) avaient eu la clairvoyance de mettre quelques dollars pour s'offrir un lieu de répétition qu'ils transforment en studio d'enregistrement, Marcata Recording. C'est alors que Peter Bauer et Hamilton Leithauser sont venus leur prêter main forte pour faire renaître le phoenix sous le nom de The Walkmen. Et bien leur en a pris !
Oublié la hype surgonflée et gonflante, donc forcément étouffante, que la presse new-yorkaise avait créée autour de JF*E (on sent une pointe d'ironie dans le titre de ce premier album, non ?). Le quintet a pu enfin prendre le temps d'expérimenter et de faire mûrir les matrices des 13 chapitres d'"Everyone Who Pretended To Like Me Is Gone". Ils ont usé pour cela d'un ensemble incroyable d'instruments authentiques, déglingués et hors d'âges pour certains mais au grain organique inimitable (voir les notes du livret).
L'album donne une impression assez troublante d'avoir à la fois été mûrement préparé et réfléchi, tout en ayant été enregistré après avoir effacé toutes les marques et repères : aux côtés de titres à la structure proche du classiquement rock (mais imparable bien sûr) comme Wake Up, We've Been Had ou Rue The Day, d'autres comme It Should Take A While développent un côté plus introspectique, neurasthénique et désarticulé. On retrouve aussi cette ambivalence à l'intérieur-même des compositions : d'une part la stabilité et l'assurance (le piano, très intelligent et charmant, et la batterie, délicatement punchy), fébrilité et fragilité d'autre part (les parties voyageuses et serpentines de Paul Maroon et sa somptueuse guitare, et surtout la gouaille mi-narquoise mi-désabusée de Leithauser).
Le premier album de The Walkmen pourrait se situer, pour faire bref et injuste, entre Joy Division, U2 (mais alors vraiment du tout début) et les Pixies. Bien mieux que les Strokes, on vous dit ! Wake Up, We've Been Had, Revenge Wears No Wristwatch ou Rue the Day sont déjà des classiques.
The Walkmen ont pondu le premier véritable OMNI de la rentrée 2002. On vous aura prévenu.

RedApple
(redapple [AT] purjus [POINT] net [*]) 

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