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chroniques de disques

Dunger Nicolai
"Tranquil Isolation"
(Dolores Recordings / Labels)

De Nicolai Dunger, je ne connais que l'album "This cloud is learning" où figuraient des chansons aimées: "This town","Butterflyin' friend". Une présente réécoute me rappelle la beauté de "Songbegging" ou d'"Organtrack": orgue, guitare et oiseaux accomplissant en 3' 56 la révolution Yorkstienne ( album : Moving Up Country/ Labels).
Bref c'était un album avec des sacrées chansons.

Last Night I dreamt of Mississipi

Nicolai Dunger s'en est allé de l'autre côté de l'Atlantique, voyageant dans le sens opposé d'un des enfants prodiges du Mississipi qui des heures durant lutta contre faim et sommeil aux commandes de Spirit of Saint-Louis.
Nicolai a répondu présent à l'invitation de Will Oldham. Will et paul ont donc hébergé l'ami Nicolai dans leur antre quelque part dans le Kentucky. Pour l'enregistrement se seraient joints Peter Townsend (batterie), Jessica Billey (violon)...
"Tranquil Isolation débute par cette évocation du Mississipi rêvé: "Last Night I dreamt of Mississipi". Le Mississipi. Son lit étourdissa Jeff Buckley et Tom Sawyer s'y aventurait.
L' histoire commence ici: "Minnesota, lac Itasca mère du Mississipi. Quatre milles bornes au sud le fleuve achève sa promenade au Golfe du Mexique.
Les indiens Chippewas venus s'installer dans des contrées où résidaient les Sioux au bord de la "grande rivière" (Misi Sipi dans leur langue) y menaient une vie en harmonie avec la nature. La faune était riche d'après RedApple : lynx roux, féroce et solitaire, arc-en-ciel de truites et d' indispensables castors.
Le début de l'automne: l'été Indien serait la période la plus propice à la découverte des teintes vertes/ocres, des herbes jaunies que mouillent l'eau paisible.
Plus au sud, au niveau du delta, naquirent les légendes du blues.
Du blues, il en est question dans "Tranquil Isolation", album protéiforme. Les musiciens ouvrent le disque avec une limpide suite où le violon a la part belle et l'expression alerte. S'ensuit "Hey Mamma" tonique folk. Dunger partage des accents/mimiques de Rufus Wainwright sur Hundreds Songs. La section musicale distille un charme pastoral. "1st Runaway" confond chant gospel, orchestration théatrale et marmonnements au piano échappés des premiers Waits. Après Baby, c'est de la bombe. Aux oubliettes les tapettes de la rentée rock. On n'a jamais fait plus suintant, collant que le rock originel. Et c'est de ce rock qu'est fait "Me, Ray + JR". Gene Vincent et Eddie Cochran doivent sourire tout là haut. Sur leurs terres , le gars Dunger insuffle le "chi" aux éléments rocks. Après sur "Ol Lovers", Will et Nicolai à l'unisson, c'est plus beau et simple que dans vos rêves ou sur "Guarapero lost blues 2" (Labels). Puis encore un classieux duo. Suit un hommage à Tim Hardin, empêtré dans une tourmente sentimentale destructrice, créateur d' oeuvres délicates à fleur de peau. Joué au piano et chanté à coeur ouvert, Dunger crée une intimité profonde. Avec "Good Man", on retrouve les accents plaintifs, chaloupés de Wainwright par instants. Mais un tourbillon et un souffle d'harmonica stoppera tout.
La fin de l'album tout en douceur est un délice.
bsgd
(redaction [AT] purjus [POINT] net [*]) 
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