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chroniques de disques

Jack the Ripper
"The Book of Lies"
(Pop Lane)

1880, un mystérieux assassin sème la terreur dans les rues du quartier de White Chapel dans l'East End de Londres. Cinq prostituées sauvagement égorgées et mutilées. "L'homme" derrière ses crimes odieux reste à ce jour inconnu.
2001, Paris, Jack the Ripper après avoir écumé les pubs et clubs intimistes de la capitale, sort enfin de l'ombre avec un premier album époustouflant de maturité, transposant l'atmosphère brumeuse des rues pavées et humides des nuits d'automne de la capitale britannique vers une autre capitale, Prague la baroque. Parcourant les méandres de l'esprit tourmenté et halluciné du premier serial killer de l'histoire moderne, Jack the Ripper a concocté 9 chansons riches en instruments (piano, violon, accordéon, harmonica, trompette...) et influences, de Nick Cave ("I'm the Assassin", "Liberation") à 16 Horsepower ("Haunted"), musique slave, russe ou tzigane ("Prayer in a Tango"), et chantées en anglais (à l'accent français malheureusement un peu trop prononcé à mon goût). Mais finalement et avant-tout, ce plaisir des voix et des timbres réussi à développer une identité forte et singulière qui fait rapidement oublier toute filiation qu'on est trop vite tenté de leur attribuer.
Une révélation pour beaucoup qui tient la dragée haute à Noir Désir et consorts, et qui espérons-le connaîtra la carrière qu'ils méritent en France et hors de nos frontières.
[la pochette du disque et le livret, sublimes, justifient à eux seuls l'achat de l'album]
RedApple
(redapple [AT] purjus [POINT] net [*]) 

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